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50 ans – Principe 6 : Travailler la mobilité !

La mobilité est une composante essentielle, non seulement dans la réalisation des exercices physiques, mais aussi dans notre vie de tous les jours. Elle consiste en l’aptitude physique à réaliser convenablement (avec toute l’amplitude nécessaire) et aisément (sans douleur ni contrainte) un ou plusieurs mouvements fonctionnels (mouvement dans les 3 dimensions). La mobilité englobe le (bon) fonctionnement des articulations, des muscles et des fascias. Concrètement, une bonne mobilité, permet au corps de bouger en créant et transférant de la force en poussant, sautant, grimpant, de manière efficace.

Ne pas confondre souplesse et mobilité

Beaucoup de personne confondent souplesse et mobilité.  Il y cependant une différence entre ces deux concepts.  On peut être mobile sans forcément être souple.

La souplesse désigne la capacité du corps à réaliser un mouvement avec une importante amplitude. La souplesse concerne également les articulations et les muscles. Cependant, la souplesse se limite à la capacité des articulations et des muscles à s’étirer grandement puis à reprendre leur position et leur forme initiale sans le moindre effort et sans douleur.

La mobilité, cependant, concerne la capacité des fascias, articulations et muscles à réaliser des mouvements fonctionnels. Elle ne se limite pas à leur capacité d’élasticité mais se base davantage sur le fonctionnement efficace des tissus. Elle se base sur l’aptitude fonctionnelle et sur la capacité à transférer de la force lorsque ces tissus sont sollicités.

Une personne peut disposer d’une excellente mobilité mais ne pas forcément être souple.  L’inverse étant également possible.

La mobilité, un besoin primaire… qui s’érode avec l’âge

La mobilité est une nécessité pour accomplir les actes du quotidien et répondre de manière autonome à ses besoins. Malheureusement, la mobilité a tendance à s’amenuiser naturellement avec l’âge. L’arthrose, vieillissement naturel et normal de nos articulations, en est un des facteurs.

Mais notre mode de vie moderne fortement sédentarisé est le principal vecteur de la perte de mobilité.  Lorsque notre corps est laissé trop longtemps au repos, les muscles, les fascias et les articulations se ramollissent. D’où, l’apparition des difficultés à réaliser correctement certains mouvements fonctionnels. Le manque d’exercices physiques variés est aussi une cause importante du manque de mobilité. Cela veut dire que même un sportif qui pratique toujours la même discipline, avec les mêmes mouvements, aura l’habitude de solliciter certaines zones de son corps et moins (voire pas du tout) d’autres parties.  Ces dernières perdront nécessairement en mobilité au fil du temps.

La mobilité est fondamentale, non seulement pour les compétiteurs en quête de performance et les personnes qui suivent un programme d’entraînement physique dans le but d’atteindre un objectif en particulier (renforcement musculaire, rétablissement suite à une blessure, perte de poids…), mais aussi pour tout un chacun qui veut simplement envisager sereinement le fait de prendre de l’âge !

La mobilité, un atout exceptionnel pour bien vieillir

Le problème de la perte progressive de la mobilité, est qu’elle entraîne bien souvent les personnes dans un cercle vicieux qui peut se révéler fatal !

« Je suis moins mobil, donc je bouge moins car c’est compliqué.  Et je continue à perdre en mobilité… »

Ce cercle vicieux mène bien souvent, malheureusement, à des situations critiques lorsque l’on vieillit, comme :

  • La perte de mobilité qui entraîne une(des) chute(s) : l’incidence des chutes chez les personnes âgées de plus de 65 ans est considérable et estimée en population générale à plus de 30 % ! Environ 20 % des chutes chez les personnes âgées sont suivies d’une intervention médicale et débouchent sur une perte de mobilité (4). Ainsi, les chutes et la perte de mobilité sont des déterminants majeurs de déclin fonctionnel chez les personnes âgées vivant à domicile. Enfin, il existe une association significative et démontrée entre la réduction de la mobilité, le nombre de chutes, la perte d’autonomie et le décès.
  • La perte de mobilité qui entraîne une fragilisation : plusieurs études ont confirmé la force de cette association inévitable ; la perte de mobilité entraîne immanquablement une progression de la fragilité. Une étude longitudinale (5) sur le grand âge (80 ans et plus), révèle que la fragilité apparaît lorsque 2 seulement des 5 dimensions : mobilité, troubles physiques, capacités sensorielles, mémoire, et énergie, sont réunies. Là encore, les corrélations les plus significatives constatées chez les personnes âgées à domicile sont « mobilité et énergie », « mobilité et mémoire ». Des résultats qui suggèrent à nouveau l’importance de la mobilité pour le maintien de la santé cognitive…

Vous l’aurez compris à partir de 50 ans, travailler la mobilité n‘est pas un luxe mais bien un impératif !  Continuer à être mobil en prenant de l’âge est un gage de « bien vieillir ».

Travailler la mobilité, les bons principes

Varier les types d’entraînement et les entrainements fonctionnels constituent des armes redoutables pour le travail de la mobilité. Cela permet en effet de faire bouger notre corps de manière différente et ainsi d’améliorer la mobilité.

En addition, les exercices plus spécifiques de type « mobility flow » sont conçus spécialement pour travailler la mobilité de tout le corps.

Le principe de ces exercices est de vous permettre d’ouvrir votre corps grâce à un travail de flexibilité et de mobilité. Ils permettent de vous faire relâcher les tensions en évoluant dans des flux dynamiques qui mêlent des transitions créatives et stimulantes, des équilibres et un travail de base. En vous libérant de vos schémas de mouvement normaux, vous trouverez une plus grande amplitude de mouvement et un nouveau sentiment de liberté dans votre corps.  Ces exercices, bien qu’exigeants sont ludiques et très efficaces.

En conclusion

Le prochain article sera principalement adressé aux hommes.  En effet, il concernera un point important pour eux : la testostérone.  Ce sera également un article charnière vers les principes suivants qui seront orientés nutrition.

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