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Category Archives: Entraînement après 50 ans (40 ?)

Précaution préliminaire

 Toutes nos excuses pour nos lectrices !

La testostérone est une hormone fondamentale pour la gente masculine.

Bien que ce soit également une des hormones les plus présente chez la femme, elle joue un rôle bien moins important pour son métabolisme que  pour celui de l’homme.  Le point positif pour vous mesdames est que vous avez beaucoup moins de risque, de ce fait, de connaitre les désagréments liés à un manque de cette hormone.  Cet article se concentre donc sur l’importance de la testostérone chez l’homme.

Pour vous messieurs, cet article présente un certain nombre de principes importants concernant votre hormone mâle.  Cependant, ces principes, ne peuvent d’aucune façon se substituer à un traitement médical adéquat en cas de perturbation grave de votre cycle hormonal.  Si vous avez un doute quant à votre situation du point de vue de la production de testostérone, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Qu’est-ce que la testostérone et pourquoi est-ce important ?

 La testostérone est une hormone stéroïdienne, du groupe des androgènes.

Chez les humains, la testostérone est sécrétée essentiellement par les gonades, c’est-à-dire les testicules et les ovaires des femmes, à un degré moindre, en plus faibles quantités, les glandes surrénales et quelques autres tissus produisent également de la testostérone.

C’est la principale hormone sexuelle mâle et elle a un rôle de stéroïde anabolisant naturel.

Bien que couramment appelée hormone mâle, elle est aussi celle qui est la plus présente chez les femmes. Cependant, La testostérone en circulation dans le sérum d’un homme adulte est en moyenne sept à huit fois plus élevée que chez la femme.

Chez l’humain, la testostérone joue un rôle-clé dans la santé et le bien-être, en particulier dans le fonctionnement sexuel. Entre autres exemples, ces effets peuvent être une énergie accrue, une augmentation de la production de cellules sanguines et une protection contre l’ostéoporose. Étant un des principaux androgènes, la testostérone est nécessaire à un bon développement sexuel chez le mâle.

La testostérone est une hormone anabolisante, tout comme l’hormone de croissance et l’insuline. Elles interviennent notamment dans le processus de prise de masse musculaire en permettant l’hypertrophie musculaire (épaississement des fibres musculaires), donnant plus de volume et de force aux muscles.

En résumé, la testostérone est joue un rôle primordial dans ce qui nous préoccupe : être en forme après 50 ans.

Que ce passe-t-il quand on prend de l’âge ?

Après 30 ans, la plupart des hommes commencent à connaître une baisse progressive de la testostérone. La baisse de la production de testostérone serait de de 0,8 à 1,3% chaque année, responsable d’une diminution globale de la testostérone biodisponible atteignant 30 à 50% vers 50-70 ans.

Il semblerait également que l’andropause (diminution sévère du taux de testostérone) touche 2 % des hommes âgés de plus de 40 ans mais tend à être plus fréquente avec l’âge.

Des études montrent que ce déclin en testostérone peut fragiliser les hommes avec pour conséquence des problèmes de santé tels que les maladies cardiaques et la fragilisation des os. Sa diminution provoque également une baisse de la libido et de la fertilité, des troubles de l’érection mais également un manque d’énergie musculaire et une extrême irritabilité.

Il est à noter que de nombreux hommes croient à tort que leur perte d’intérêt pour le sexe est simplement due au vieillissement alors qu’en augmentant leur taux de testostérone, l’appétit sexuel reviendrait.

En résumé, si la baisse de testostérone est inéluctable en prenant de l’âge,  et vu son rôle dans le fait d’être en forme, il est important de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver un taux normal de cette hormone, ou tout du moins, ralentir son déclin.

Quels sont les éléments négatifs qui font baisser le taux de testostérone ?

Outre l’âge, la cause d’une carence en testostérone est souvent due à mauvais mode de vie. Ainsi, le surpoids, le stress, le manque de sommeil, la consommation excessive d’alcool ou de sucre, ainsi que les polluants peuvent avoir un effet négatif sur la production de testostérone.

L’obésité et le surpoids tendent à réduire les niveaux de la testostérone. Les études ont montré que cela chez les hommes de plus 40 ans :

  • un point supplémentaire d’indice de masse corporelle (BMI) a été associé à une diminution de 2% en testostérone.
  • une augmentation de 10 cm de tour de taille implique qu’une fois plus âgé, vers 60 ans, il y aura une probabilité supérieure à 75% d’avoir une carence en testostérone.

Le corps de l’homme produit la testostérone durant le sommeil. La privation de sommeil se répercute négativement sur l’axe hormonal qui aboutit à la production de testostérone : moins un homme dormira, plus le niveau de l’hormone s’abaissera.

Le stress et l’anxiété affectent négativement vos taux de testostérone. Le stress favorise la libération de cortisol, et être anxieux / stressé de façon chronique augmente le taux de cortisol de manière importante. Le cortisol provient des mêmes blocs de construction hormonaux que la testostérone ce qui vous empêche d’en produire.

La plupart des recherches ont démontré que la consommation excessive d’alcool inhibe la sécrétion de testostérone. L’alcool augmente la conversion de la testostérone en œstrogènes La bière surtout est à éviter car elle est chargée en houblon, qui est pro oestrogénique. Voilà pourquoi de nombreux fans de bières ont des seins et des gros ventres.

La consommation importante de sucres est à l’origine de nombreux problèmes, y compris un faible taux de testostérone. Quand vous mangez trop de sucre vous élevez votre taux d’insuline, ce qui abaisse le taux de glucose sanguin. Lorsque le taux de glucose sanguin est trop bas, l’envie de sucre devient encore plus importante. C’est donc un cercle vicieux qui n’en finit jamais.  L’excès de sucres augmente le stockage des graisses et plus vous serez gras, plus votre enzyme aromatase sera élevée et plus vous convertirez votre testostérone en œstrogènes.
Une quantité importante de sucres absorbés est également corrélée à une augmentation des hormones du stress, comme le cortisol, qui inhibent d’autant plus la production de testostérone. Il est vrai que le sucre est très addictif et réduire sa consommation est très difficile. Néanmoins, c’est le plus grand service que vous puissiez rendre à votre santé et à votre production naturelle de testostérone.

Plusieurs études ont démontré que des pesticides dans l’agriculture conventionnelle, en plus de produits chimiques dans la vie moderne, ont contribué à la baisse générale des niveaux de testostérone (et de la fertilité masculine) mondiale. Une étude démontra que les hommes avec les concentrations les plus élevées de pesticides dans leurs corps avaient 10 % moins de testostérone que ceux avec les moindres concentrations. La majorité des pesticides sont capables de perturber le flux hormonal mâle.

Comment utiliser le sport pour garder ou augmenter sa testostérone ?

En tenant compte des éléments négatifs cités ci-dessus, on comprend intuitivement que le sport ne peut que jouer un rôle positif quant à notre taux de testostérone.  Le sport permet en effet de réguler le poids, de diminuer le stress et de faciliter le sommeil.  Ce n’est cependant pas si simple !

Il a été démontré qu’à la suite d’activités physiques de longue durée (course à pied, cyclisme, aviron…) il y a une augmentation des endorphines qui engendre une baisse de la testostérone.   Cette faible concentration peut devenir presque chronique pour les sportifs accumulant des volumes d’entrainement élevés comme par exemple plus de 60 km/semaine de course à pied. Il a également été montré par des études que si l’on bloque cette augmentation d’endorphine durant l’exercice, on supprime la baisse de testostérone.   En résumé, trop de sport d’endurance n’est pas un élément positif pour notre fameuse hormone mâle.

A l’inverse, certaines études tendent à démontrer que des séances de sport courtes avec un effort intense stimule la production d’hormones telles que la testostérone car :

  • La production de testostérone serait stimulée ou inhibée par des facteurs psychologiques. Dans ce cadre, l’effet psychologique d’une victoire, même si l’homme n’y participe pas physiquement, semble avoir été démontrée.  Ce qui veut dire qu’une séance de sport ou l’on gagne contre un adversaire ou contre sois même (simplement en se dépassant, ou en étant satisfait de sa performance) peut être un facteur positif de production de testostérone.
  • Une activité physique non répétitive à forte intensité occasionne un pic de testostérone. Le principe semble lié à nos réflexes ancestraux qui favorisent ces pics, de manière à accroître le volume musculaire lorsque le corps est « choqué ».  Ceci en réaction et pour assurer une défense naturelle lors des prochains chocs.

En résumé, on en revient au fait qu’il est préférable de faire des séances d’entraînement intenses et du HIIT plutôt que des séances de cardio longues.

Plus spécifiquement pour booster la testostérone, soulevez des charges lourdes et concentrez-vous sur les exercices polyarticulaires tels que le squat, le soulevé de terre, les dips lestés, le développé militaire, le rowing ou les tractions lestées, sans toutefois en abuser. L’intérêt est d’en tirer un maximum de bénéfices sans augmenter les hormones du stress et l’inflammation et en faisant toujours attention à éviter la blessure.

 

Comment bien s’alimenter pour garder ou augmenter sa testostérone ?

Comme décrit plus haut, certains aliments comme l’alcool et le sucre sont dommageable à la production de testostérone.  A l’inverse certains aliments contiennent des substances qui peuvent avoir un effet positif la production de testostérone chez l’homme. Ces éléments, minéraux ou substances chimiques, peuvent également se trouver dans un état pur en forme de comprimés.

Parmi les éléments ayant un effet positif notoire on compte les graisses mono et polyinsaturées, les acides gras Oméga-3, le cholestérol HDL (cette molécule est un précurseur de la testostérone), le zinc, la vitamine D, la vitamine B6 et l’acide folique.

Manger sainement, en privilégiant les produits naturels qui contiennent ces substances est de ce fait un bon moyen d’assurer que vous aurez tous les constituants nécessaires à la production de cette hormone essentielle.

Parmi les aliments à privilégier :

  • L’œuf qui est un boosteur de testostérone ! Il contient en effet les acides gras oméga-3, le zinc, la vitamine D, le cholestérol et les protéines qui sont tous essentiels à la production de testostérone ;
  • L’avocat qui, bien qu’assez calorique, contient des bonnes graisses (acides gras mono-insaturés) permettant de faire baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang et de faire augmenter le bon (HDL) (*). Or pour rappel, certaines cellules dans l’organisme produisent de la testostérone… à partir du cholestérol ! L’avocat contient également de nombreux nutriments (vitamine B6, potassium, zinc, acide folique) qui sont important pour la synthèse de cette hormone ;
  • L’ail qui contient de l’allicine, un composé sulfuré qui lui donne son odeur piquante si particulière, mais qui présente aussi de nombreux intérêts, comme par exemple, favoriser la circulation sanguine, engendrer la libération dans l’organisme d’hormones lutéinisantes, des hormones qui favorisent la production de testostérone et participent à la réduction du taux de cortisol dans le corps ;
  • Les crucifères (la famille des choux, brocolis,… ) qui contiennent tous de l’indole-3-Carbinol (IC3 pour les intimes), un phytonutriment qui empêche la testostérone libre présente dans le corps des hommes d’être convertie en œstrogène… pour un taux de testostérone au max.  Ils sont aussi riches en vitamine C qui empêche l’organisme de secréter trop de cortisol ;
  • Les poissons gras (thon, saumon, maquereau,…) qui renferment de la vitamine D, du magnésium, du zinc et des graisses insaturées ;
  • Les graines (de tournesol, de lin, de chia, de courge, de sésame, etc.) qui sont riches en acide alpha linoléique (acide gras essentiel qui stimule la production de testostérone dans le corps), en zinc, en sélénium, en magnésium et en vitamine E ;
  • Notons encore le bœuf, les huitres, le gingembre, la grenade ou l’avoine.

En complément à cette liste d’aliments, il existe une série de compléments alimentaires naturels pour booster la testostérone comme le maca, le tribulus, le fenugrec ou l’acide D-aspartique. Les formules du marché qui proposent ces ingrédients sont sensés augmenter votre production naturelle de testostérone ainsi que votre résistance à l’effort, votre synthèse protidique et apportent un gain de force.

En conclusion

 Mangez sainement, privilégiez les aliments frais diversifiez votre alimentation et pensez à manger du poisson, des choux, des avocats et de l’ail ;

Evitez les excès d’alcool (surtout la bière) et de sucre (surtout raffiné) ;

Faites du sport en privilégiant des séances variées et intenses plutôt que des séances cardio longues ;

Non seulement, tout cela sera positif pour votre virilité, mais de manière générale pour votre forme et votre santé.

Le prochain article sera dédié au « manger sain et vivant ».  Notre nourriture joue en effet un rôle primordial sur notre état de forme et pus généralement notre santé.

 

La mobilité est une composante essentielle, non seulement dans la réalisation des exercices physiques, mais aussi dans notre vie de tous les jours. Elle consiste en l’aptitude physique à réaliser convenablement (avec toute l’amplitude nécessaire) et aisément (sans douleur ni contrainte) un ou plusieurs mouvements fonctionnels (mouvement dans les 3 dimensions). La mobilité englobe le (bon) fonctionnement des articulations, des muscles et des fascias. Concrètement, une bonne mobilité, permet au corps de bouger en créant et transférant de la force en poussant, sautant, grimpant, de manière efficace.

Ne pas confondre souplesse et mobilité

Beaucoup de personne confondent souplesse et mobilité.  Il y cependant une différence entre ces deux concepts.  On peut être mobile sans forcément être souple.

La souplesse désigne la capacité du corps à réaliser un mouvement avec une importante amplitude. La souplesse concerne également les articulations et les muscles. Cependant, la souplesse se limite à la capacité des articulations et des muscles à s’étirer grandement puis à reprendre leur position et leur forme initiale sans le moindre effort et sans douleur.

La mobilité, cependant, concerne la capacité des fascias, articulations et muscles à réaliser des mouvements fonctionnels. Elle ne se limite pas à leur capacité d’élasticité mais se base davantage sur le fonctionnement efficace des tissus. Elle se base sur l’aptitude fonctionnelle et sur la capacité à transférer de la force lorsque ces tissus sont sollicités.

Une personne peut disposer d’une excellente mobilité mais ne pas forcément être souple.  L’inverse étant également possible.

La mobilité, un besoin primaire… qui s’érode avec l’âge

La mobilité est une nécessité pour accomplir les actes du quotidien et répondre de manière autonome à ses besoins. Malheureusement, la mobilité a tendance à s’amenuiser naturellement avec l’âge. L’arthrose, vieillissement naturel et normal de nos articulations, en est un des facteurs.

Mais notre mode de vie moderne fortement sédentarisé est le principal vecteur de la perte de mobilité.  Lorsque notre corps est laissé trop longtemps au repos, les muscles, les fascias et les articulations se ramollissent. D’où, l’apparition des difficultés à réaliser correctement certains mouvements fonctionnels. Le manque d’exercices physiques variés est aussi une cause importante du manque de mobilité. Cela veut dire que même un sportif qui pratique toujours la même discipline, avec les mêmes mouvements, aura l’habitude de solliciter certaines zones de son corps et moins (voire pas du tout) d’autres parties.  Ces dernières perdront nécessairement en mobilité au fil du temps.

La mobilité est fondamentale, non seulement pour les compétiteurs en quête de performance et les personnes qui suivent un programme d’entraînement physique dans le but d’atteindre un objectif en particulier (renforcement musculaire, rétablissement suite à une blessure, perte de poids…), mais aussi pour tout un chacun qui veut simplement envisager sereinement le fait de prendre de l’âge !

La mobilité, un atout exceptionnel pour bien vieillir

Le problème de la perte progressive de la mobilité, est qu’elle entraîne bien souvent les personnes dans un cercle vicieux qui peut se révéler fatal !

« Je suis moins mobil, donc je bouge moins car c’est compliqué.  Et je continue à perdre en mobilité… »

Ce cercle vicieux mène bien souvent, malheureusement, à des situations critiques lorsque l’on vieillit, comme :

  • La perte de mobilité qui entraîne une(des) chute(s) : l’incidence des chutes chez les personnes âgées de plus de 65 ans est considérable et estimée en population générale à plus de 30 % ! Environ 20 % des chutes chez les personnes âgées sont suivies d’une intervention médicale et débouchent sur une perte de mobilité (4). Ainsi, les chutes et la perte de mobilité sont des déterminants majeurs de déclin fonctionnel chez les personnes âgées vivant à domicile. Enfin, il existe une association significative et démontrée entre la réduction de la mobilité, le nombre de chutes, la perte d’autonomie et le décès.
  • La perte de mobilité qui entraîne une fragilisation : plusieurs études ont confirmé la force de cette association inévitable ; la perte de mobilité entraîne immanquablement une progression de la fragilité. Une étude longitudinale (5) sur le grand âge (80 ans et plus), révèle que la fragilité apparaît lorsque 2 seulement des 5 dimensions : mobilité, troubles physiques, capacités sensorielles, mémoire, et énergie, sont réunies. Là encore, les corrélations les plus significatives constatées chez les personnes âgées à domicile sont « mobilité et énergie », « mobilité et mémoire ». Des résultats qui suggèrent à nouveau l’importance de la mobilité pour le maintien de la santé cognitive…

Vous l’aurez compris à partir de 50 ans, travailler la mobilité n‘est pas un luxe mais bien un impératif !  Continuer à être mobil en prenant de l’âge est un gage de « bien vieillir ».

Travailler la mobilité, les bons principes

Varier les types d’entraînement et les entrainements fonctionnels constituent des armes redoutables pour le travail de la mobilité. Cela permet en effet de faire bouger notre corps de manière différente et ainsi d’améliorer la mobilité.

En addition, les exercices plus spécifiques de type « mobility flow » sont conçus spécialement pour travailler la mobilité de tout le corps.

Le principe de ces exercices est de vous permettre d’ouvrir votre corps grâce à un travail de flexibilité et de mobilité. Ils permettent de vous faire relâcher les tensions en évoluant dans des flux dynamiques qui mêlent des transitions créatives et stimulantes, des équilibres et un travail de base. En vous libérant de vos schémas de mouvement normaux, vous trouverez une plus grande amplitude de mouvement et un nouveau sentiment de liberté dans votre corps.  Ces exercices, bien qu’exigeants sont ludiques et très efficaces.

En conclusion

Le prochain article sera principalement adressé aux hommes.  En effet, il concernera un point important pour eux : la testostérone.  Ce sera également un article charnière vers les principes suivants qui seront orientés nutrition.

Comme énoncer dans l’article précédent consacré au meilleur moyen de travailler son cardio, le corps humain est une extraordinaire machine adaptative.  Notre corps apprend très rapidement à faire face à une situation de manière optimisée, s’il reconnait cette situation comme habituelle.  C’est très certainement le cas quand les séances d’entraînement sont toutes les mêmes, avec le même rythme, les mêmes mouvements et une intensité similaire.  Le corps reconnait le pattern et le gère avec un minimum d’effort.  Faire trois fois par semaine la même séance de vélo elliptique par exemple, n’apportera rapidement plus aucun progrès, ni au niveau cardio, ni au niveau développement musculaire, ni au niveau perte de graisse.

C’est pourquoi, à tout âge, mais surtout après 50 ans, il est important de varier ses séances d’entraînement. Cette variation permet de mettre notre corps dans une situation « inconnue » à chacune de ces séances.  Cette situation « inconnue » va l’obliger à sortir de sa zone de confort et de ce fait sera plus efficace à tout point de vue.

Il y a plusieurs méthodes pour varier les types d’entraînements :

  • Avoir un plan hebdomadaire qui alterne différents types d’entrainement
  • Miser sur l’entraînement fonctionnel
  • Varier le rythme des séances de HIIT
  • Varier les poids et intensités des séances de musculation

Avoir un plan hebdomadaire qui alterne différents types d’entraînement

S’entraîner plusieurs fois par semaine est important pour acquérir et conserver un bon état de forme.  Deux entraînements sont un minimum, 3 à 4 sont un idéal.  Le point positif, en gérant correctement son plan hebdomadaire, est que faire 4 entraînements par semaine ne demande pas forcément de devoir y consacrer beaucoup de temps.  En variant le type de séance sur une semaine, on peut combiner avantageusement les bienfaits de la variété et l’optimisation du temps.

Un plan intéressant est constitué comme suit :

  • Jour 1 : 20 min de HIIT
  • Jour 2 : Repos
  • Jour 3 : 60 min d’entraînement fonctionnel
  • Jour 4 : Repos
  • Jour 5 : 20 min de HIIT
  • Jour 6 : Repos
  • Jour 7 : 60 min de renforcement musculaire

Il existe beaucoup de variations possibles en fonction du niveau et des objectifs de chacun.

Les bienfaits de l’entraînement fonctionnel

L’entraînement fonctionnel a pour principe de faire effectuer des mouvements dans les trois dimensions.  Ces mouvements sont ceux que le corps humain peut produire dans la vie des tous les jours. Il ne se concentre pas sur l’isolation d’un muscle ou un groupe musculaire mais il a pour objectif d’améliorer le mouvement global et le fonctionnement du corps en général.

De ce fait, ce type d’entraînement permet de recruter plusieurs groupes musculaires en même temps et de le faire dans plusieurs plans de l’espace (Sagittal, frontal et transversal). L’entrainement fonctionnel met l’accent sur la mobilisation des muscles sur toute leur amplitude de mouvement, et incorpore beaucoup de travail en instabilité.

L’entraînement fonctionnel présente les avantages suivants :

  • Il permet des entraînements variés car il y a une infinité d’exercices potentiels, avec ou sans matériel
  • Il permet de travailler les chaînes musculaires de manière complète
  • Il permet d’améliorer la posture du corps en travaillant ses points faibles
  • Il permet de travailler et de renforcer une meilleure stabilité
  • Il permet d’améliorer la force de base pour la vie de tous les jours
  • Il permet de réduire le risque de blessure
  • Il permet une prise harmonieuse de masse musculaire
  • Il permet d’améliorer la capacité aérobique
  • Il permet d’améliorer la souplesse et la mobilité
  • Il permet une augmentation des calories brûlées et donc la diminution de la graisse corporelle

Varier le rythme des séances de HIIT

En résumé de l’article précédent, le HIIT est un excellent principe d’entraînement.  La problématique de la répétition et de notre corps qui apprend à gérer l’effort reste cependant vrai.  Il est de ce fait préférable, pour encore plus d’efficacité, de changer le rythme et le timing de ces séances.  Par exemple :

  • Séance 1 – 6 répétitions : 2 min d’effort intensif, 1 min de repos actif
  • Séance 2 – 25 répétitions : 30 secondes d’effort intensif, 10 secondes de repos
  • Séance 3 – 12 répétitions : 1 min d’effort intensif, 20 secondes de repos

Il est important de moduler l’intensité de l’effort en fonction du temps d’effort. 

Varier les poids et intensités des séances de musculation

 Ce principe fera probablement bondir les vrais bodybuilders !  Ce n’est en effet pas la bonne chose à faire si on veut en priorité une hypertrophie importante des muscles.  Mais rappelons-nous que nous avons plus de 50 ans et que nous voulons optimiser notre forme.  Dans ce contexte, varier les séances de musculation est une bonne chose.  Je privilégie personnellement l’entraînement en volume, comme décrit dans mon article dédié.  Cependant j’aime bien introduire de temps en temps, une séance « Lourde ».  Durant cette séance, je réduis considérablement le nombre de répétitions d’un mouvement, mais je prends des poids proches de mon poids maximum sur une répétition.  Attention cependant à faire ce type de séance en étant bien échauffé et en faisant une parfaite exécution.  Cela permettra de respecter le principe n° 1 : Eviter de se blesser !

En conclusion

Il existe beaucoup d’outils nous permettant de garder la forme après 50 ans.  Cette diversité permet d’éviter la routine avec tous les bénéfices tant psychologiques que physiologiques que cela présente.  Ce n’est cependant pas toujours évident de savoir comment organiser son entraînement.  Un bon coach sportif vous aidera à acquérir le savoir et les réflexes adéquats.

Le prochain article concernera le travail de la mobilité.  Point trop souvent oublié et pourtant essentiel pour être bien dans son corps !

A bientôt !

La majorité des personnes qui veulent se remettre en forme pensent qu’effectuer des séances cardio longues est une bonne chose.  Ce serait en effet le meilleur moyen de « travailler » son cœur et aussi de perdre du poids.  La légende dit même que c’est à partir de 40 min de cardio que l’on commence à perdre de la graisse.  Force est de constater que…. les séances cardio longues ne sont peut être pas la meilleure idée qui soit !  Et en tout état de cause, pour « travailler » le cœur et perdre du poids, il y a bien mieux : le HIIT (High Intensity Interval Training).

Si dans l’absolu, les séances cardio longues ne sont pas une mauvaise idée, elles présentent cependant un certain nombre d’inconvénient :

  • Elles sont longues et de ce fait demandent de disposer de beaucoup de temps (pour finalement peu d’efficacité) ;
  • Elles provoquent une oxygénation importante pendant une longue période. Ceci provoque un stress oxydatif qui peut être cause d’un vieillissement prématuré.  Tout le contraire de ce que l’on recherche après 50 ans ;
  • Le corps est un outil adaptatif hors norme. Il apprend rapidement à gérer de manière optimale des situations répétitives.  Ceci explique que, répéter des exercices similaires, souvent quand ils sont sur une longue durée, devient très vite inutile du point de vue de la perte de graisse par exemple ;
  • Elles provoquent l’utilisation des acides gras pour la dépense énergétique et de ce fait elles ne garantissent pas le bon maintien musculaire. Un corps qui perd de la masse musculaire subit une chute de métabolisme et consomme moins de calories que ce soit en activité ou au repos. Cercle vicieux qui fait que non seulement on perd du muscle, mais on perd aussi moins de gras.

En conclusion, les séances cardio longues ne sont pas à proscrire si on les pratique avec modération, une fois de temps en temps ou au maximum une fois par semaine.

Comme énoncé, une alternative bien plus efficace pour travailler son cardio et bruler de la graisse est le HIIT ( High Intensity Interval Training ou Entraînement par intervalles à haute intensité).

Principe:

Le principe de ces séances est d’alterner des phases d’effort intense à des phases de récupération active. Les séances sont relativement courtes (12 à 30 minutes). Ce type d’entraînement a pour objectif de faire varier rapidement le rythme cardiaque.

En variant la durée des intervalles effort intense/récupération d’une séance à l’autre et un variant le type d’exercices, on évite que le corps ne s’habitue à l’effort.  Il est de ce fait obliger de réagir à chaque fois « pour un mieux », ce qui est extrêmement efficace.

Une séance de HIIT permet de consommer beaucoup d’énergie et de booster fortement le métabolisme!

De nombreuses études montrent qu’une séance de 10 minutes en méthode HIIT consomme plus de calories que 30 minutes de cardio traditionnel sur tapis de course, vélo ou elliptique par exemple. L’activation du métabolisme est telle que la consommation de calories est très importante.  De plus, une séance de HIIT permet de bénéficier de l’after burn effect. Pendant la phase de récupération et de reconstitution des réserves énergétiques qui suit la séance, l’organisme continue à convertir les graisses en glycogène. Et ce pendant une période pouvant aller jusqu’à 48 heures. Cette consommation accrue de calories favorise fortement la perte de poids.

Le cœur est un muscle qui se renforce avec l’activité physique.

Les exercices à haute intensité propulsent le rythme cardiaque à des valeurs élevées et de ce fait améliorent les capacités cardiovasculaires. Gage du maintient du cœur en bonne santé.

Pendant une séance de HIIT l’ennui que nenni !

Le fait d’enchaîner les exercices avec une cadence élevée fait que vous n’aurez pas le temps de penser à autre chose qu’à ce que vous faites. La concentration sur les différentes phases et la respiration qui l’accompagne, même pendant les temps de récupération, font que l’on ne voit pas les séances passer.

En synthèse, les Avantages majeurs du HIIT :

  • Permet une optimisation du temps d’entraînement ;
  • Requiert très peu de matériel et donc peut être réalisée partout (pleine nature, dans un parc, à l’hôtel ou chez soi…) ;
  • Requiert peu d’espace ;
  • Permet d’éviter de se lasser étant donné le grand éventail d’exercices possibles ;
  • Permet une optimisation de la perte de poids ;
  • Permet une Augmentation de la capacités cardiovasculaires ;
  • Permet de se vider la tête et de laisser de côté toutes les préoccupations et stress.

Précaution à prendre.

Il est prudent d’aborder ce type d’entraînement HIIT avec prudence. Principalement au début, car la haute intensité demande un minimum de préparation. Les muscles, les articulations et le cœur sont mis à rude épreuve. L’expérience d’un coach expérimenté est un plus indéniable.

En conclusion

Au début vous ne saurez probablement plus comment vous vous appelez et parfois vous pourrez avoir l’impression de « mourir ». Mais cette méthode n’a pas son pareil pour vous faire franchir les étapes vers un état physique optimisé.  Vous verrez rapidement les progrès. Votre corps deviendra plus fort et plus endurant et en vous regardant dans le miroir, vous constaterez des transformations souvent étonnantes !

Mon prochain article sera dédié à la variation des types d’entraînements.

A bientôt !

Lors de mon dernier article sur l’entraînement en volume, je faisais part du fait que j’aimais faire ces entraînements en les combinant avec des Supersets.

Si dans l’absolu, les Supersets ne sont pas la solution ultime pour un bodybuilder de développer sa musculature, ils constituent, de mon expérience, un excellent moyen de progresser pour les amateurs qui sont un peu plus âgés.  Ce qui est bien le propos de cette série d’articles.

Le principe des Supersets consiste à faire à la suite deux, voir trois exercices pour un même muscle, un même groupe musculaire ou deux muscles antagonistes.  Ceci sans temps de repos entre les exercices.

L’avantage du principe des Supersets est qu’ils intensifient fortement les entraînements et permet d’augmenter la congestion musculaire. L’occlusion musculaire est plus importante et augmente l’afflux sanguin dans le muscle à l’arrêt de l’exercice.  Ce qui est un bénéfice pour son développement.

L’intensité liée aux supersets correctement effectués, permet également de travailler le système cardio-vasculaire en parallèle

Deux types principaux :

Les Supersets effectués sur un même groupe musculaire permettent de solliciter les fibres musculaires de manières différentes et créent davantage de stress sur le muscle. Cela provoque un épuisement plus rapide de ceux-ci et un travail efficace de plus de fibres.

Les Supersets effectués sur deux muscles antagonistes permet de travailler deux groupes musculaires en parallèle. La limitation des temps de repos entre les séries, permet de faire des séances plus courtes et plus intenses, ce qui assure une efficacité importante en un temps limité.

Avantages majeurs d’un Superset :

  • Permet une optimisation du temps d’entraînement.
  • Permet pour un même résultat, de travailler avec des poids plus légers. Ce qui est important pour respecter le principe 1 de ne pas se blesser.
  • Permet le travail du muscle sous « différents angles » pour des résultats exacerbés.
  • Permet de solliciter le système cardio-vasculaire intensivement lors d’une séance de musculation

Voici deux exemples de Supersets tels que je les pratique.  Ils ont donné chez moi d’excellents résultats.

TYPE 1 : Superset sur un même groupe musculaire – triceps

 Ce Superset est un de mes exercices favoris.  C’est à partir du moment ou j’ai commencé à l’exécuter que j’ai pu développer mes triceps correctement.  Le principe est d’exécuter 12 à 15 répétitions des deux exercices sans temps de repos.

Extension des triceps avec barre, couché sur le dos

suivi de

Extension des triceps assis, coudes derrière le corps

TYPE 2 : Superset sur un 2 groupes musculaires antagonistes – biceps et triceps

 Dans ce cas de figure, il s’agit d’alterner, à la poulie, un exercice pour les biceps et un exercice pour les triceps.  L’idéal étant de disposer des deux poulies et de passer de l’une à l’autre pour ne pas avoir à perdre le temps de déplacer celle-ci. Le principe est d’exécuter 12 à 15 répétitions des deux exercices sans temps de repos.

Curl biceps poulie basse

Extension triceps poulie haute